En cours (2023‑2026)
Sans ravageurs ou maladies, nous n’aurions pas à utiliser de pesticides et à polluer nos sols,
l’environnement et la planète. Malheureusement, avec la hausse des températures due aux
changements climatiques, les pertes de récoltes devraient augmenter en raison de la présence
d’insectes ravageurs. Les cicadelles, l’une des plus grandes familles d’insectes, comprennent plus de 22 000 espèces décrites et occupent, à l’échelle planétaire, presque tous les habitats, de la forêt tropicale à la toundra arctique Au cours des 10 dernières années, il est devenu très courant de trouver des cicadelles loin au nord de leur aire de distribution habituelle et le Québec est malheureusement devenu un nouveau territoire d’accueil pour ces insectes. Le Québec produit annuellement environ 15 888 tonnes de fraises, dont 95 % sont destinées à la consommation fraîche. Au cours des dernières années, l’augmentation inattendue de l’incidence des cicadelles dans la culture des fraises a engendré une augmentation considérable de l’application d’insecticides. En plus des dommages à la santé et à l’environnement que cette situation pourrait occasionner, les cicadelles et autres insectes ravageurs risquent de développer des résistances aux insecticides et ainsi voir leur propagation devenir difficile à contrôler. À travers un projet financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), nous avons étudié pendant deux ans la diversité des cicadelles dans les champs de fraises au Québec et nous avons trouvé une augmentation exponentielle du nombre de cicadelles dans la province, pouvant mener à la transmission d’une grande diversité de bactéries phytopathogènes. Peuton prédire le moment où l’application d’insecticides pourrait être efficace pour contrôler les cicadelles et
réduire le nombre d’interventions ? Est-il possible de trouver une meilleure alternative que l’utilisation d’insecticides pour contrôler les cicadelles? Ces questions seront répondues dans ce projet, ce qui permettra à nos producteurs et productrices de réduire l’utilisation des pesticides sans pertes économiques liées à la présence de ravageurs et de maladies. Nous explorerons l’écologie des insectes pour développer des modèles prédictifs, tout en continuant à étudier le microbiome des cicadelles pour identifier les agents de lutte biologique. L’objectif global de ce projet est la création d’un outil en ligne aidant les agricultrices et agriculteurs québécois à faire face à la propagation des cicadelles et aux maladies qui leur sont associées en utilisant un minimum d’insecticides et en identifiant des agents de lutte biologique.
Sites associés
CicadFraisQ – Site CCN1
CicadFraisQ – Site CCN2
CicadFraisQ – Site DAM1
CicadFraisQ – Site DAM1-1
CicadFraisQ – Site DAM2
CicadFraisQ – Site DSK1
CicadFraisQ – Site DSK2
CicadFraisQ – Site FB
CicadFraisQ – Site FCM1
CicadFraisQ – Site FCM2
CicadFraisQ – Site FE1
CicadFraisQ – Site FE1-1
CicadFraisQ – Site FG1
CicadFraisQ – Site FG1-1
CicadFraisQ – Site FHG
CicadFraisQ – Site MV
CicadFraisQ – Site OP1
CicadFraisQ – Site OP1-1
CicadFraisQ – Site OP2
CicadFraisQ – Site OP2-2
CicadFraisQ – Site PHD1
CicadFraisQ – Site PHD1-1
CicadFraisQ – Site PHD2
CicadFraisQ – Site PI1
CicadFraisQ – Site PI1-1
CicadFraisQ – Site PI1-2
CicadFraisQ – Site PI2
Région(s) administrative(s) de la tenue du projet
03 - Capitale nationale
04 - Mauricie
12 - Chaudière-Appalaches
16 - Montérégie
17 - Centre-du-Québec
Chercheur.euse principal.e
- Edel Perez Lopez (Université Laval)
Membres de l'équipe
- Valérie Fournier (Université Laval)
- Charles Goulet (Université Laval)
Axes(s) de recherche
- Axe 1 - Alternatives aux pesticides de synthèse