Où va notre agriculture?
Cette présentation s’appuie sur le livre co-écrit avec Suzanne Dion et Michel Saint-Pierre et publié l’automne dernier chez Leméac sous le titre « Notre agriculture à la dérive ». Il y est dressé un portrait préoccupant de notre territoire agricole. Bien que petit, ce territoire aurait la possibilité de satisfaire une proportion plus grande des besoins alimentaires de la population qu’il ne le fait. De plus, les pratiques agricoles ont pour effet d’en dégrader la qualité et la quantité.
Cette agriculture est largement dépendante de l’extérieur pour une grande partie de ses facteurs de production et de sa main d’œuvre. Par ailleurs, cette agriculture est largement plus endettée que celle des autres principales provinces agricoles.
Comment en sommes-nous arrivés là? Une partie importante de la réponse réside dans les politiques agricoles adoptées il y a plus de 40 ans et qui n’ont guère été révisées depuis.
Des modifications seront proposées, qui pourraient permettre de diversifier notre agriculture tout en mettant en valeur le potentiel agricole de chaque région.

Suzanne Dion
Consultante
M.A. consultante en ressources humaines et en communication
Diplômée en géographie et en sciences de l’éducation, Suzanne Dion a œuvré au MAPAQ, à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint Hyacinthe et dans plusieurs organismes agricoles. Elle a agit comme consultante en communication, ressources humaines et formation dans de nombreuses PME et dans divers organismes gouvernementaux et est l’auteure de nombreux documents de formation en gestion. Elle a notamment assumé le rôle de secrétaire générale de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.
Récemment, elle a publié Un village dans un fromage et , avec Guy Debailleul et. Michel Saint-Pierre, Notre agriculture à la dérive.

Michel Saint-Pierre
Agronome, ASC., Co-président Institut Jean-Garon, Ex-sous-ministre Agriculture, Pêcheries, Alimentation (MAPAQ)
Agronome
Diplômé en agronomie (Université Laval) et en administration (HEC-Montréal), Michel Saint-Pierre a été, très tôt dans sa carrière, impliqué dans la modernisation des secteurs agricole et agroalimentaire du Québec, dans le courant de la Révolution tranquille. Ainsi, après avoir occupé diverses fonctions à la Banque fédérale de développement (aujourd’hui BDC), il participa à titre de directeur général adjoint, à la création de SOQUIA, société d’État vouée au développement du secteur agroalimentaire. Par la suite, il fut successivement, président-directeur général de la Régie des assurances agricoles du Québec, président-directeur général de l’Office du crédit agricole puis de la Société de financement agricole qui lui a succédé. De 2000 à 2003 il fut directeur général du Centre d’insémination du Québec. De retour dans l’administration publique en 2003, il occupa les fonctions de président-directeur général de la Financière agricole du Québec puis de sous-ministre de l’Agriculture des pêcheries et de l’alimentation. Enfin, à titre de secrétaire général associé du ministère du Conseil exécutif, il produisit en 2009 un rapport sur le soutien financier à l’agriculture.
Au cours de sa carrière il siégea sur de nombreux conseils d’administration. Aujourd’hui retraité il agit comme administrateur de sociétés (ASC) et conseiller stratégique. Il a notamment été vice-président du conseil d’administration de l’Institut canadien des politiques agroalimentaires jusqu’en 2019. En 2012, il a présidé le Congrès mondial des agronomes tenu pour une première fois en Amérique du Nord.
Il est aujourd’hui, président du comité directeur de l’Observatoire de la qualité de l’offre alimentaire (INAF) et co-président de l’Institut Jean-Garon, groupe de réflexion sur les enjeux et défis du secteur agroalimentaire du Québec. Il est co-auteur avec Suzanne Dion et Guy Debailleul d’un essai publié en 2024 intitulé : Notre agriculture à la dérive.
Au cours de sa carrière il a reçu de nombreux honneurs et reconnaissances, notamment : Personnalité de l’année 2010 de l’agroalimentaire (gala Cérès), Grand diplômé de l’Université Laval (Gloire de l’escole), Commandeur spécial de l’Ordre national de mérite agricole avec mention, très grand mérite spécial.