Impacts de la complexité de la caractérisation des réponses du maïs à la fertilisation N sur les recommandations par le monde agricole.
Les résultats des essais terrain montrent que les besoins peuvent souvent varier de 0 à 240 kg N/ha. Dans un contexte où la pérennité des entreprises est principalement basée sur la rentabilité, les apports totaux réels au champ sont régulièrement au-delà de 200 kg N/ha. Au final, le conseiller doit amener les entreprises à réduire leurs apports N, sans avoir la certitude d’avoir la bonne réponse.

Gabriel Deslauriers
Agronome, M. Sc., directeur de la recherche
Groupe PleineTerre
Gradué en 2010 du baccalauréat en Sols et environnement de l’Université Laval, Gabriel a complété en 2013 une maîtrise avec mémoire dont le sujet était sur la fertilisation du haricot et des pois. À l’emploi de Groupe Pleine-Terre inc. depuis 2010, il travaille en service-conseil en agroenvironnement avec les entreprises de grandes cultures et il est aussi directeur de la recherche et développement. Cette dernière fonction lui a permis de réaliser plusieurs projets dans différents champs de l’agroenvironnement, mais particulièrement sur l’amélioration de la gestion azotée dans la culture du maïs. Son objectif ultime serait d’être en mesure d’établir des cartes de recommandations azotées à taux variables dont les valeurs se collent aux Doses optimales Économiques réelles et ce, pour tous les champs de maïs.